Lieu : Palais des Festivals et des Congrés
Comme toute belle aventure se doit de se terminer avec une grande fête, c’est la pop indé et l’électro pop qui vont donner de la voix en clôture de cette édition 2013 : entre touches de spleen romantique et redoutables accroches mélodiques, les 5 formations de ce soir, vedettes de la scène electro Live, sont encensées par la critique musicale. Voix hypnotiques, foisonnement rythmique et beats lancinants…bienvenue au paradis des claviers et des samples, de la pop rock à la pop gothique, de l’électro pop à la pure dance, le temps d’une soirée qui chante, qui danse et qui pétille !
GRIEFJOY
Lauréats du concours Inrocks Lab (anciennement CQFD) en 2009 et récompensés aux ADAMI Talents 2001 en tant que Quadricolor, les 4 jeunes prodiges niçois ont effectué leur mue et nous reviennent avec un nouveau nom et parés d’atours plus beaux encore. Leur premier album, “Touch Ground”, sorti en février, nous livre des compositions qui, si elles n’ont rien perdu de l’énergie originelle, témoignent d’une maturité donnant à leur pop-rock-électro un charme tout particulier. Une voix accrocheuse, un piano qui parle au cœur et des rythmiques syncopées littéralement envoûtantes, une belle présence scénique et une jolie énergie créative doublée d’un sacrée maîtrise technique…le tout au service d’une partition intense, mélodique et diablement efficace : ces 4 sudistes sont clairement des futurs grands !
CRYSTAL FIGHTERS
Avec “Star of Love”, premier album sorti en 2010, les anglo-espagnols nous avaient fait découvrir leur folk électronique percussif et jubilatoire. Leur nouvel opus, “Cave rave”, prolonge la fête…et vous allez adorer en être. Leur univers musical est luxuriant et marie instruments traditionnels, claviers électroniques, samples et basses transcendantes. Rock, électro, folk basque, sonorités psychédéliques, tels sont quelques-uns des ingrédients de la recette complexe qu’ils maîtrisent avec un joyeux brio.
La partition dance dopée aux textes enflammés, qu’ils délivrent sur scène avec une belle énergie punk, enchaîne les morceaux charismatiques et les refrains irrésistiblement contagieux.
KAVINSKY
Le cinéma (dont il est passionné et où il a fait plusieurs apparitions en tant qu’acteur), l’automobile et le son spécifique des 80’s : telle est la trilogie qui nourrit l’électro si particulière de Kavinsky, une électro "french touch" qui invite irrésistiblement à cruiser à bord d’une belle italienne sur une highway de la West Coast, en battant la mesure sur l’épais volant en cuir.
La sortie récente de son 1er album, "Outrun", était attendue avec impatience suite au succès exponentiel de ses précédentes compositions. Depuis 2006 Kavinsky s’est en effet fait remarquer avec ses EP "Teddy Boy", puis "1986", sur lesquels on trouve les fameux "Testarossa Nightdrive", "Ghost Transistor" et surtout son "Testarossa Autodrive"…des morceaux qui lui valent d’enchaîner les concerts et de faire la première partie de Daft Punk en 2007.
Avec l’EP "Nightcall", sa renommée explose quand la chanson éponyme est choisie comme musique originale du film "Drive", sorti en salle en 2011.
En 2012 un autre de ses titres, "Road game", est utilisé pour un célèbre spot de pub.
Dans "Outrun" il témoigne de son habilité à utiliser les vocaux et décline, au fil de morceaux bâtis avec une dramaturgie et une atmosphère très cinématographique, toute la saveur de son électro mixée aux synthétiseurs.
LESCOP
Derrière ce pseudo il y a Mathieu Peudupin, l’ancien chanteur du groupe "Asyl" qui a entamé une carrière solo pour offrir un champ d’expression aux textes qu’il voulait développer. Souvent présenté comme le brillant héritier de Jacno, Daho ou du groupe Indochine (avec lequel il a collaboré à plusieurs reprises), Lescop a l’ambition de composer une "variété punk" !
Fin 2012 la sortie de son album "Lescop", précédé en fanfare par le titre "La Forêt" fort des arguments et des charmes vénéneux d’un tube, le consacre jeune talent. Mais un jeune talent qui aime semer le trouble au fil de compositions marquées par le contraste entre plages mélodiques synthétiques claires, rythmiques métronomiques aux basses entêtantes et textes ouvragés à l’atmosphère ténébreuse.
Indéniablement nourri aux influences de la new wave 80’s française et internationale (Joy Division, The Cure…), Lescop déploie une partition musicale aux rythmiques minimalistes qui nous plonge dans un éther romantique et noir, entre réalité, rêve et cauchemar.
D’une puissante poésie, les textes au vocabulaire luxuriant témoignent des références littéraires revendiquées par leur auteur : Mishima, Shakespeare, Melville… du drame, du grand… mais fort élégant.
TRUST
Si le nom est mythique, il s’agit là d’un groupe canadien et non pas du célèbre groupe français…et son leader Robert Alfons, loin de se cacher derrière cette homonymie, s’est ciselé un style et un univers musical bien personnels. Alors qu’il a été développé à ses débuts avec Maya Postepski du groupe Austra, l’album “TRST” porte gravée profond l’empreinte particulière de ce chanteur aux multiples incarnations vocales : d’envolées dans les aigus en caresses caverneuses, sa voix porte une électro-pop teintée d’intonations sombres. Des influences revendiquées de l’Eurodance des années 90 Trust cultive un don pour les accroches mélodiques imparables et ses chansons associent le charme du spleen à l’énergie des plus efficaces rythmiques dance-floor.
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